Tout lecteur s’intéressant au roman d’espionnage connaît le nom de Pierre Nord. Né en 1900 et décédé en 1985, cet auteur n’a quasiment pas été réédité au XXIème siècle. Pierre Nord fut donc avant tout un homme de son époque, participant aux deux guerres mondiales dans des réseaux de renseignement. Influencé par Edgar Wallace et la collection Le Masque, il entre en littérature en 1936 (en même temps que Peter Cheyney et Eric Ambler). Considéré comme le père du roman d’espionnage en France, il a été publié pendant quarante ans et fut récompensé par plusieurs prix.

En ouvrant la porte d’une boîte à livres au début de l’été, un de ses romans m'est littéralement tombé dessus. Pas de scandale à l’O.N.U. a été publié pour la première fois en 1962 (la même année que The IPCRESS File) et comme entrée en matière j’ai été particulièrement ravi. L’histoire est racontée par son principal protagoniste, le journaliste Pierre Durand, fils d’un haut fonctionnaire international de l’O.N.U. dont le suicide vient d’être annoncé dans la presse. Durand rencontre le colonel Dubois, chef des Services spéciaux, qui le recrute pour enquêter sur la mort de son père et l’envoie à New York pour une mission sous couverture en tant que nouveau fonctionnaire de l’O.N.U. La suite évoquera le GPRA, Dag Hammarskjöld et l’histoire de l'État du Katanga ainsi que celle de Povl Bang-Jensen.
En conclusion : un roman d’espionnage parfaitement maîtrisé et modulé par une intrigue amoureuse.
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